Transport de nanoparticules à travers le placenta humain
Les nanoparticules ont le potentiel de traverser le placenta. C’est pourquoi, l’objectif de ce projet est d’identifier les mécanismes sous-jacents qui permettent aux nanoparticules de traverser le placenta et d’étudier leur impact sur le tissu placentaire.
Contexte
Tout au long de son histoire, l’êtres humain a été exposés à des particules fines et ultrafines. Depuis la révolution industrielle, les sources, doses et types de nanoparticules ont consi-dérablement changé. Au cours de la dernière décennie, le développement rapide des nanotechnologies a entrainé une augmentation du nombre de nanoparticules synthétiques, produites pour leur propriétés chimiques et physiques intéressantes. Que cette exposition soit intentionnelle ou non, il est nécessaire d'en évaluer soigneusement les éventuels effets indésirables. Ces dernières années, les effets éventuels d’une exposition aux polluants atmosphériques pendant la grossesse suscitent de plus en plus d’inquiétudes. Nous avons récemment pu montrer que des particules de polystyrène d’une taille de 200 à 300 nm étaient capables de traverser la barrière placentaire. Cependant, malgré ces études préliminaires, la façon dont les nanoparticules se frayent un chemin à travers la barrière placentaire n’est toujours pas connue.
But
C’est pourquoi, le but de ce projet est d’identifier les mécanismes permettant aux nanoparticules de traverser le placenta et d’étudier l’impact de celles-ci sur le tissu placentaire.
Portée
Le modèle de perfusion du placenta humain est un puissant système qui devrait permettre une compréhension détaillée du mécanisme de transport des nanoparticules au travers de la barrière placentaire humaine. Ce transfert n'est en lui-même pas nocif et peut même offrir, après évaluation soigneuse d’éventuels effets secondaires, une stratégie intéressante pour l'administration de médicaments. L’administration de médicaments à des femmes enceintes est beaucoup plus répandu qu’on ne le pense généralement. Le traitement des femmes enceintes comporte un dilemme car ce sont toujours deux organismes (mère et enfant) qui sont touchés par le traitement alors qu’un seul est visé.
Les résultats de ce projet permettra non seulement de répondre aux inquiétudes concernant la toxicité des nanomatériaux en période de grossesse, mais ils devraient également permettre d’étudier de nouvelles stratégies thérapeutiques en vue d'un traitement ciblé.
Titre original: Nanoparticle Transpsort Across the Human Placenta
Octroi: CHF 339'749.-
Durée: 36 mois
Responsable du projet
- Dr Peter Wick
Contact
Dr Peter Wick
Eidg. Materialprüfungs- und
Forschungsanstalt (EMPA)
Überlandstrasse 129
CH-8600 Dübendorf
tél.: +41 71 274 76 84
e-mail:
peter.wick@empa.ch